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Enseignements de Baba Bhuman Shahji

Pour l'opuscule intitulé "En compagnie de Babaji", Swamiji a écrit une brève introduction sur la vie et les enseignements de son bien aimé Guru, le grand sage Udasin Baba Bhuman Shah. Celui-ci a vécu il y a plus de 200 ans et n'a laissé aucun enseignement écrit. Mais, de par son intuition spirituelle et la très profonde relation mystique qui l'unit à Babaji, Swamiji a pu nous transmettre les enseignements de Baba Bhuman Shah dans les aphorismes suivants :

  1. Le véritable but et objet de la vie humaine est la réalisation directe et intégrale de la Conscience Divine, éternelle, infinie et intemporelle. Les gurus de différentes confessions appellent cette Conscience Absolue “ Dieu ”, et aussi par divers autres noms.
  2. La Conscience-Béatitude divine et absolue se révèle uniquement à un cœur totalement pur, paisible et silencieux, alerte et passif, complètement libre de toute impureté telle qu’attachement, haine, jalousie, ambition personnelle etc., un cœur plein d’amour et de compassion.
  3. Le désir, la colère, l’avidité, la passion, l’arrogance, la violence etc. rendent le mental impur, donc tendu et agité et, de ce fait, il ne reflète pas et ne peut refléter, ni la lumière et la connaissance divines, ni la béatitude éternelle de notre Être spirituel véritable. Nettoie donc le miroir de ton mental avec un engagement total. Cela s’appelle Purusharth, ou effort spirituel, ou sadhana.
  4. Moins le mental sera pollué et souillé par les impuretés citées ci-dessus, plus il sera facile pour le chercheur de Vérité, de tourner son esprit vers l’intérieur, de se souvenir de Dieu et de Le contempler.
  5. Le souvenir ininterrompu du Divin et sa contemplation sont à la fois la fin et les moyens. Le souvenir de Dieu unifie la Conscience, ôte toutes les infirmités et impuretés du mental et rend le chercheur apte à la Réalisation de Dieu.
  6. L’homme trouve son total accomplissement par la réalisation de Dieu. Tous ses doutes et confusions sont dissipés pour toujours. De même que l’obscurité disparait avec le lever du soleil, le voile de l’ignorance et de l’illusion, chez l’homme, est totalement anéanti en lui lorsqu’il est établi dans la Conscience divine. Alors, il demeure toujours absorbé dans la béatitude de l’Etre, irradiant spontanément dans le monde, l’amour et l’harmonie.
  7. Le Divin est à l’intérieur comme à l’extérieur. Il pénètre le passé, le présent et le futur. Il est en haut comme en bas, Il est immanent dans toutes les directions de l’espace en même temps. Cependant Il est transcendant et n’est pas lié à l’espace, ni au temps, ni à la causalité. Il est la Conscience suprême, « Un sans un second », indivis et indivisible. Laisse-Le être “le tout et la fin de tout” de ta vie. Le chercheur sincère vit pour Dieu et meurt pour Dieu.
  8. Le Divin est ton être le plus intime. C’est pourquoi il est tout indiqué de Le chercher et de Le réaliser à l’intérieur de soi. Les chercheurs avisés tournent donc leur attention vers l’intérieur et essaient de Le réaliser en eux en premier. Après L’avoir vu à l’intérieur, il n’est pas difficile de Le voir dans sa manifestation.
  9. Le mental peut se tourner vers l’intérieur seulement lorsque son attirance pour les objets, les situations et les relations extérieures se relâche. Comment peut-il se tourner et demeurer à l’intérieur tant qu’il est piégé et profondément intéressé par le monde des phénomènes extérieurs ? Même si l’on était capable de tourner le mental à l’intérieur en le forçant par quelque technique que ce soit, les désirs et attachements du monde l’attireraient vers l’extérieur encore et encore. Tant que vous ne larguez pas les amarres, le bateau ne bougera pas, même si vous manœuvrez les voiles pendant des jours et des jours. De même, les chercheurs qui se plaignent d’avoir pratiqué une sadhana durant de longues années sans faire aucun progrès spirituel, sont comme ceux qui essaient de ramer sans avoir levé l’ancre de leur bateau.
  10. Celui qui demeure toujours conscient de sa mort et du moment incertain de sa venue, trouvera sa vie transformée. En fait, toutes les infirmités et impuretés envahissent le mental de celui qui oublie sa mort et ne se souvient pas de Dieu.
  11. Aide les pauvres et les nécessiteux et essaie de les soutenir avec compassion. Ta grandeur et ton humilité ne se mesurent pas à la façon dont tu te conduis avec tes supérieurs et les gens riches, mais plutôt par la façon dont tu traites tes subordonnés, les pauvres et ceux qui dépendent de toi.
  12. Servir humblement et sans vanité, au nom de Dieu, les pauvres et ceux qui souffrent, fait en vérité partie de la sadhana spirituelle. Cela aide à te souvenir du Divin et à être un instrument entre les mains de Dieu pour soulager la souffrance d’autrui.
  13. Souviens-toi ! Dieu a installé un ordinateur secret et infiniment puissant dans le corps de chaque être humain, avec un pouvoir illimité d’enregistrer et d’emmagasiner les souvenirs. Toutes tes actions et tes intentions, aussi subtiles et secrètes soient-elles, sont enregistrées continuellement et entièrement dans cet ordinateur. C’est sur cette base que la paix et la prospérité de ta vie, ici et dans l’au-delà, sont déterminées la loi de causalité, loi établie par le Divin.
  14. Un homme stupide passera sa vie entière à poursuivre follement, par des moyens honnêtes ou non, le confort matériel et les plaisirs variés, en les prenant pour le véritable bonheur. La soif de tels conforts, richesses et pouvoirs vous promet le bonheur, mais elle apporte seulement tensions mentales et soucis. Au dernier moment, la condition mentale de ceux qui ont passé leur vie entière à amasser des richesses et à accroitre leur compte en banque, par des moyens honnêtes ou non, devient identique à la condition de celui qui aurait déposé toutes ses économies, gagnées à la sueur de son front, dans une banque qui ferait faillite. Quelle grande torture mentale ressentira, à sa dernière heure, au moment de sa mort, celui qui sera dépossédé de force de tout ce qu’il a accumulé tout au long de sa vie ! Mais comment un homme, hypnotisé par le feu follet du monde, peut-il voir à travers le subterfuge de maya ?
  15. Le chercheur spirituel, tout particulièrement, doit s’abstenir de consommer de la nourriture non végétarienne, du vin, du tabac et toute drogue. Cela est nuisible du point de vue physique, mental, économique, moral et spirituel. Cela peut créer des dissensions dans la vie familiale, la rendre instable et non harmonieuse.
  16. Accorde au don de réflexion que Dieu t’a octroyé, le respect qui lui est dû. Suis les injonctions données par les saints et les sages, ainsi que celles des Ecritures sacrées. Assimile les enseignements des sages et suis le chemin de la Vérité. Alors seulement, tu trouveras dans ta vie, la paix qui demeure, ici et dans l’au-delà. Ce choix t’appartient !
  17. Même les personnes mesquines peuvent vivre dans l’opulence et le pouvoir, mais, sois en sûr, leur mental est privé, toujours et invariablement, de paix et de bonheur véritables.
  18. Les oiseaux et les animaux aussi réussissent à se nourrir et à subvenir aux besoins de leur progéniture. Si, de la même façon, un homme passe sa vie entière à manger, à boire, à s’amuser, à seule fin de satisfaire ses sens, il aura à revenir encore et encore dans une matrice et à errer dans le cercle des naissances et des morts.
  19. Il est pratiquement impossible de renoncer complètement au monde tant que l’on est dans un corps physique. Le corps physique, lui-même, fait partie de ce monde. Le moyen juste pour se libérer des chaines de ce monde, est d’accepter tous les objets, situations et relations au nom de Dieu, et de se conduire correctement à leur égard, afin de réaliser le Soi.
  20. C’est seulement en suivant l’art sublime d’une vie divine qu’il est possible d’accomplir une parfaite réconciliation entre les valeurs individuelles, familiales, sociales et morales, en vue de réaliser la Conscience-Béatitude divine et absolue.
  21. L’humilité, la parole douce et bienveillante, l’honnêteté, la tolérance, la bonne volonté pour chacun et pour tous, ainsi qu’une discipline personnelle, donnent à la vie humaine toute sa valeur. Serais tu capable d’acquérir ces qualité, ta vie fleurira et s’épanouira.
  22. Les qualités de contrôle de soi, de comportement juste, de non-violence, d’amour, de compassion, de patience et d’équilibre mental, rendent une vie intense et pleine de signification. La vie sans ces qualités de base est comme un désert où la tempête des tensions et des agitations ne cesse de souffler.
  23. Tu demandes la définition d’une personne de qualité ? Celui qui est cher à tous est une personne de qualité. Sa bonne volonté et sa sympathie sont disponibles spontanément pour tout un chacun. Il est aimé de tous, quelle que soit leur religion. Dieu attend de toi une telle bienveillance !
  24. Aussi longtemps que la conscience de ‘l’autre’ demeure, il est pratiquement impossible de se débarrasser complètement de l’égoïsme. Là où la dualité cesse, l’égoïsme perd sa signification et son arrogance. Il n’y a pas d’expérience supérieure à celle de la non-dualité. Au nom du Divin, tous les chercheurs doivent lutter, sans cesse, pour réaliser l’unité essentielle de tous les êtres.
  25. La grâce du Divin est d’une importance primordiale dans tous les efforts spirituels pour la réalisation de Dieu. Sans la grâce divine, il est impossible d’obtenir la réalisation directe de la Vérité. Bénis, en réalité, sont les chercheurs qui mènent leur sadhana dans l’esprit d’abandon de soi au Divin !